L’utilisation de l’eau en naturopathie

L'eau en naturopathie

L’utilisation de l’eau en naturopathie

L’eau, ressource vitale et précieuse.

L’EAU, c’est la vie, et pour les médecines naturelles, l’eau est un élément majeur pour potentialiser la santé. Il y a l’eau que l’on consomme mais aussi l’eau dans laquelle on se baigne, celle qui nous entoure et nous offre tous ses bienfaits. En naturopathie, l’utilisation de l’eau est une technique à part entière, aussi, j’ai eu envie de développer ce thème.

 

Boire, un besoin vital.

Quelques infos (non exhaustives) pour mieux comprendre.

L’être humain est composé de 60 à 70 % d’eau et il est intéressant de noter que l’organisme ne stocke pas cette eau. Elle est éliminée en permanence, notamment via l’urine, la transpiration, la respiration ou encore le processus de digestion. Cette perte doit être compensée d’où l’importance de boire… de l’eau !

Quel est rôle de l’eau dans le corps humain ?

  • Un rôle de transport des éléments.
  • Un rôle d’élimination des déchets toxiques et des toxines.
  • Un rôle de régulation, notamment de la température (via la transpiration).
  • Un rôle d’hydratation, ainsi, il convient d’être vigilant face aux pertes excessives d’eau. Soif et maux de tête sont les premiers signes d’une déshydratation.

Quelques fondamentaux pour bien s’hydrater :

  • Boire avant d’avoir soif. La soif est une réaction du corps pour avertir qu’il est en état de déshydratation.
  • Privilégier les « eaux claires », c’est-à-dire sans élément ajouté (seule garantie d’une bonne hydratation).
  • Si l’on fait le choix d’une eau en bouteille, la choisir peu minéralisée (idéal : taux de résidus secs inférieur à 50 mg/l, ceci est indiqué sur les étiquettes). L’eau est intéressante parce qu’elle emporte, plutôt que parce qu’elle apporte. C’est un support d’élimination.
  • Boire chaud et froid. Boire froid augmente l’élimination par les reins et boire chaud favorise l’élimination par la peau. Ainsi, on fait fonctionner ces deux émonctoires (portes de sortie des déchets).
  • Limiter les boissons déshydratantes comme le café, les boissons sucrées, ou encore, l’alcool.

Quand s’hydrater ?

  • Idéalement, le matin au réveil. Boire un grand verre d’eau permet de réhydrater le corps qui a subi un jeûne sec de plusieurs heures.
  • Avant le repas plutôt que pendant. Trop boire (plus de 2 verres) pendant les repas entraîne la dilution des sucs digestifs et peut altérer la digestion.
  • Répartir le reste dans la journée selon ses activités, le climat, la qualité de l’air…

Quelle quantité ?

Il est très difficile de donner une quantité qui ne soit pas propre à chacun. Mais retenons que nous perdons entre 2,5 et 3 litres d’eau par jour (en moyenne), ceci permet de comprendre les besoins en eau du corps. Cette eau doit être alors apportée par :

  • Une alimentation riche en légumes et fruits.
  • Des boissons diverses chaudes et froides.
  • De l’eau “claire”.

Quelle eau boire ?

Le sujet est complexe, entre l’eau du robinet (pas exempte de substances nocives), les eaux en bouteille (génératrices de déchets plastiques), les systèmes de filtration (onéreux et/ou pas forcément complets), il est difficile de s’y retrouver. Qui plus est, à ce jour, il n’y a pas de solution parfaite. A chacun donc, de se faire une opinion en fonction de ses choix de santé, de son budget et de ses convictions écologiques.

Sources : Secrets de naturopathes (S. Tétard et V. Lopez), Dossier L’eau, élément vital d’Alternative Santé n°74 déc 2019, Le grand livre de la naturopathie (C. Brun) et La naturopathie pour les nuls (A.C. Meret et A.M. Narboni).

 

L’eau, une technique majeure en naturopathie.

L’eau permet, grâce à l’utilisation du chaud et du froid, de solliciter les systèmes d’élimination du corps, mais elle agit également sur les systèmes glandulaires et nerveux. On utilise cette technique majeure en naturopathie sous forme de cure. Plus la vitalité d’un sujet est grande, plus on aura recours à des écarts de température importants. Ces techniques sont néanmoins à éviter en cas de problème de santé (notamment les pathologies cardiaques) ainsi qu’en période de grande fatigue.

L’utilisation de l’eau chaude va venir dilater, apaiser, éliminer les déchets. A contrario, l’eau froide est vitalisante. Elle favorise la circulation sanguine, renforce l’immunité, stimule le système endocrinien, resserre les tissus et clarifie le mental. L’eau tiède, elle, permet de normaliser les fonctions du corps, d’apaiser les tensions nerveuses et glandulaires et de régénérer les tissus.

Il est recommandé d’utiliser ces techniques à jeun ou après un repas léger.

Et si nous profitions de l’été pour tester la douche froide ?

La douche froide, mode d’emploi : Pour vous aider les premiers temps, vous pouvez commencer votre douche avec de l’eau tiède puis, peu à peu, baisser la température. Il faut rester au moins 2 minutes sous l’eau pour que l’effet du froid ait un impact sur l’organisme, et bien sûr, installer cette pratique dans le temps.

Une étude a démontré qu’une douche à 20°C durant 2 à 3 minutes entraine un afflux électrique important au niveau du cerveau susceptible d’agir comme un puissant antidépresseur naturel. 😊

Sources : Enseignements de l’Ecole de Naturopathie Jean Claude Léglise,  La naturopathie pour les nuls (A.C. Meret et A.M. Narboni) et  le site internet consoblog.com.

Bientôt, la suite de l’article  🙂